-O-Gothiques et Sataniques=>Différence:
Coup de gueule bien justifié; Vendredi 30 Mars aux alentours de 11h30, Monsieur B. Michel (Dites Michou), principal du collège George Pompidou à Pouilley-les-Vignes, m'a pris mes bracelets à pics durant l'épreuve de Français lors du Brevet Blanc alors qu'il les avaient vu la veille et n'avait rien dit. Puis, entre midi-deux, je fut convoquée dans son bureau, il me dit que ces bracelets étaient dangeureux, certes mais pensez-vous que je sois le genre de fille à taper les gens sans raison et avec des bracelet à pics aux poignet? Le moins du monde mes chers! De plus, un des bracelets a des pics en plastique (Jaune fluo!!!) flexibles, donc aucun danger avec celui-ci, et quand à l'autre, il a des pics en métal oui, mais ils ne sont pas pointus du tout, leurs bouts sont arrondis donc de même pour ce bracelet! Puis il a dit que ces bracelets reflétaient le look gothique et il a tout de suite insinué que j'étais une gothique donc une "satanique"... Mais merde c'est pas possible cette mentalité! Qu'il cherche sur internet!
Voici donc la différence entre gothiques et sataniques:
Le Mouvement Gothique (Définition piquée sur Wikipédia) :
Après l'explosion du mouvement punk en 1976 et 1977 sont apparus au Royaume-Uni une multitude de groupes de musique incontestablement influencés par ce mouvement mais mêlant des influences très diverses et poussant l'expérimentation musicale dans des directions nouvelles.
Ces groupes très disparates furent regroupés sous le vocable très flou de post-punk.
Au sein de cette mouvance, certains groupes adoptèrent un style, un look et des thèmes semblables qui, bien plus tard, seraient qualifiés de « gothiques » par leur noirceur et leur théâtralité.
Parmi ces groupes, on retrouve Bauhaus, Siouxsie & the Banshees, Joy Division, Uk Decay, Virgin Prunes, partageant un public qui, petit à petit, va adopter lui-même le style de ces groupes. En dehors de leurs origines punks, ces groupes partagent des influences venues du rock des années 1960 comme le Velvet Underground ou The Doors.
On ne parle pas encore de « gothique », bien que ce terme ait été ponctuellement employé par des journalistes pour qualifier la musique de Joy Division ou Siouxsie & the Banshees, mais de « positive punk » ou bien encore de « monochrome punk » pour qualifier le look qui, à l'époque, reprend les classiques punks comme le Mohawk (crête), mais exclusivement en noir et blanc (avec prédominance du noir).
En 1980 et 1981, une seconde vague de groupes commence à émerger, avec Danse Society, Play Dead, Southern Death Cult, The Sisters of Mercy et The Cure qui abandonnent le son new wave des débuts pour quelque chose de plus sombre.
Vers la même période apparait, en Californie, une scène Death Rock, pendant américain du rock gothique britannique, avec comme tête de file Christian Death.
L'ouverture en 1982 du club londonien le « Batcave » marque une nouvelle étape dans la visibilité du mouvement dans les médias et pour le public, et introduit une certaine dose de sensibilité Glam au mouvement.
Les termes « new wave », « batcave », « curiste » et « corbeaux » sont alors les termes les plus employés pour désigner les adeptes du mouvement.
Émergence en tant que mouvement:
Après avoir été appliqué d'abord pour qualifier une musique, puis pour qualifier les groupes qui la pratiquaient, le terme « gothique » finit par être donné aux personnes suivant ces groupes et à la sous-culture qu'ils constituent.
À la fin de l'année 1983, la sous-culture gothique a son existence propre. Elle devient indépendante du punk dont elle pouvait être considérée comme un des multiples courants dans les années précédentes.
L'attribution du nom « gothique » à cette scène aura une influence considérable sur son évolution future. En effet, la population constituant les prémices du mouvement s'était agglomérée par affinité culturelle - principalement autour de groupes de musique donc. Dès lors que le mouvement sera appelé « goth », il va attirer tous ceux qui se reconnaissent dans ce vocable. N'ayant eu que peu, ou pas, de contacts préalables avec le mouvement à proprement parler, ces « nouveaux venus » ne partagent que peu de traits communs avec la scène gothique primordiale. Ce phénomène, encore amplifié par l'émergence du mouvement goth dans les médias et via Internet, aura pour conséquence un formidable enrichissement - allant parfois jusqu'à la dispersion - de ce qui sera considéré, souvent au grand dam des puristes, comme relevant de la culture gothique.
Évolution:
L'année 1985 marque un tournant de la scène gothique au Royaume-Uni, avec la séparation de plusieurs groupes majeurs, comme Bauhaus, UK Decay, Sex Gang Children ou Southern Death Cult, et l'arrivée sur le devant de la scène de groupes plus rock (là où les fondateurs étaient plus punk) tels que The Sisters of Mercy, The Mission UK ou Fields of the Nephilim.
D'autres groupes des premiers temps évoluent vers des directions plus pop ou new wave, comme Siouxsie & the Banshees et The Cure.
Émergent également à cette période des groupes produisant une musique lyrique et mélancolique, souvent inspirée de world music et de poésie romantique. Très influents sur la scène sans en faire réellement partie, les fers de lance de ce nouveau genre sont Dead Can Dance, This Mortal Coil ou Cocteau twins.
Le déclin:
La deuxième moitié de la décennie 1980 vit un déclin du mouvement gothique au Royaume-Uni, certainement imputable à un manque de créativité des groupes restant en activité, malgré quelques sursauts ponctuels comme le remix de Temple Of Love des Sisters of Mercy avec la participation de Ofra Haza.
Le renouveau venu d'Allemagne avec la musique darkwave (1990):
À la fin de la décennie 1980 et au début des années 1990, l'Allemagne qui, jusqu'ici, n'avait produit que peu de groupes d'importance (hormis entre autre X-Mal Deutschland, Malaria!), voit surgir une vague de nouveaux artistes (et leur public) qui sera cataloguée sous le vocable « dark wave », sans toutefois que celui-ci ne revête une identité artistique particulière.
En effet, dans ce mouvement, certains demeurent (tout d'abord) dans la droite ligne du rock gothique le plus orthodoxe comme Love like blood ou Garden of Delight alors que d'autres teintent leurs racines gothiques d'électro et de musique industrielle (Project Pitchfork, Deine Lakaien, Girls Under Glass).
Le groupe emblématique de ce véritable revival de la scène gothique : Das Ich, projet électronique puisant son inspiration dans la culture allemande, utilisant entre autres des références bibliques (Kain und Abel, Jericho) ou philosophiques (Die Propheten, Gottes Tod).
Le mouvement aujourd'hui:
Rapprochement avec les scènes électronique et industrielle:
À la fin des années 1980, l'avènement de la techno ringardise tout mouvement ou référence apparentés au rock, les reléguant du devant de la scène à l'état de scènes alternatives, les disques deviennent plus difficiles à trouver, les concerts sont plus rares et les salles plus petites. Cette situation alimente un sentiment ambigu de la part du public souvent complètement réfractaire aux musiques électroniques, partagé entre la frustration d'avoir perdu un état de reconnaissance commerciale et le plaisir de l'appartenance à un nombre limité de connaisseurs.
Du fait de ce contexte musical et historique peu propice, ce rapprochement est surtout dû à la concordance des thématiques abordées, au-delà de la coloration musicale des groupes. Ce sont bien les thématiques abordées qui furent reconnues comme similaires et qui posèrent les bases du rapprochement avec ces deux scènes.
Rapprochement avec la scène metal:
Alors que, depuis les origines, le mouvement gothique s'était construit - tout comme le mouvement punk et la scène post-punk en général - en opposition avec la scène rock institutionnalisée des années 1970, et donc de la scène heavy metal qui en fut l'héritière, on vit à partir du milieu des années 1990 des passerelles se former entre les musiques gothiques et metal.
À part quelques exceptions (comme Killing Joke), ces passerelles furent principalement le fait d'artistes métal, agrémentant leur musique d'éléments considérés (parfois à tort) comme gothique, ce qui donna naissance au gothic metal. Ces éléments pouvant être autant musicaux, comme des ch½urs féminins lyriques ou l'usage d'instruments anciens, que culturels, comme des références aux anciennes cultures païennes ou des thématiques liées au désespoir.
Outre, les éléments musicaux, d'autres éléments plus contextuels participèrent à ce rapprochement. La communauté rôliste, évoluant traditionnellement dans des univers heroic fantasy, investira massivement les thématiques sombres contemporaines à partir du début de années 1990 avec la parution du jeu Vampire : la Mascarade. Ce jeu fait évoluer ses héros dans un univers défini comme « gothic-punk » et la première édition des règles est émaillée de citations de groupes comme Killing Joke ou The Sisters of Mercy jetant un pont thématique, musical et même vestimentaire via la Camarilla, version grandeur nature de Vampire.
Le rapprochement avec les scènes électronique et industrielle, qui étaient moins réticentes envers le métal et qui possèdent un genre dit cross-over (qui prendra le nom de metal indus par la suite), et dont le nom tient justement au fait que ce genre soit à cheval entre le metal et la musique industrielle, avec des groupes comme Nine Inch Nails ou Oomph!, est aussi un élément à prendre en compte. Mais le facteur le plus important tient avant tout à l'amalgame - volontaire ou non - fait par les médias entre la culture métal et la culture gothique, que ce soit pour parler de phénomène de mode comme Marilyn Manson ou Rammstein, ou pour parler de faits divers comme la fusillade du lycée Columbine de Littleton aux États-Unis en avril 1999 ou la profanation du cimetière de Toulon en France en juin 1996.
L'impact sur la société:
Le mouvement gothique évolue généralement en marge de la société. Pour cette raison, il existe une multitude de sites communautaires gothiques sur internet.
Les stéréotypes du gothique peuvent également être utilisés à des fins humoristiques, par des gothiques eux-mêmes, parfois. Ainsi il existe des sites internet où est mis en avant un gothique ridicule qui concentre en lui tous les clichés du mouvement.
Controverse autour du gothisme:
Un thème récurrent est celui du gothisme : un nombre croissant de voix se réclamant du mouvement gothique s'élève pour mettre en avant un ensemble de valeurs constituant un esprit gothique, ou une idéologie nommée gothisme. Ce néologisme serait une résultante possible de la médiatisation et l'émancipation du public à la fin des années 1990, début des années 2000 pour cette sous-culture. Il désigne, à ses dépends, une vision caricaturale du mouvement et dresse un portrait stéréotypé de ses sympathisants afin de satisfaire les interrogations populaires et médiatiques.
Cette tentative de construction d'un ensemble de valeurs ne fait toutefois pas l'unanimité et son avenir reste incertain. Elle est plus longuement discutée dans la page consacrée au jargon gothique.
Mouvement gothique et idéologies:
Politique:
Le mouvement dans son ensemble est apolitique, ce qui signifie qu'il n'existe pas d'idéologie "officielle" d'un mouvement qui ne s'est pas construit autour d'un positionnement politique. Cela signifie également qu'au niveau individuel, il est possible de rencontrer toutes les tendances politiques imaginables. Toutefois, étant donné le caractère hors-norme du mouvement gothique, les idéologies extrêmes se rencontrent plus fréquemment que dans d'autres populations (extrême droite et extrême gauche, anarchisme, mouvement autonome , mais aussi écologie, végétarisme / végétalisme, straight edge, etc.).
Deux grandes tendances peuvent être décelées : la récurrence de polémiques autour d'une supposée infiltration par l'extrême droite, ainsi qu'une tendance à la politisation à gauche d'une partie des acteurs du mouvement.
Polémique autour de l'extrême droite:
Un certain nombre de quiproquos ont germé autour d'½uvres, de messages ou de revendications :
La chanson Killing an Arab, de The Cure, était en fait inspirée du roman L'Étranger d'Albert Camus
Siouxsie Sioux a porté successivement le brassard à croix gammée (à la mode punk) et l'Étoile de David (période Israël).
Un amalgame hâtif entre nazisme, satanisme et gothique est véhiculé par une frange des média en quête de sensationnel, ne témoignant que d'une profonde méconnaissance du sujet.
Certains artistes goths (ou assimilés), dans leur recherche de provocation, manipulent entre autres des symboles de l'extrême-droite, sans pour autant véhiculer un message politique d'extrême-droite (Marilyn Manson, Laibach, certains collages de Rozz Williams, notamment visibles dans son film Pig...)
L'équivoque existante sur une partie de la scène néofolk rejaillit sur le mouvement gothique, et de façon plus générale, la forte politisation de la scène industrielle.
Politisation à gauche:
Les racines punk du mouvement favorisent une sensibilité à l'idéologie anarchiste
Certains groupes goths ou assimilés (Project Pitchfork, New Model Army, Skinny Puppy...) ont un discours engagé (écologistes, altermondialistes, anti-libéral...)
Perméabilité avec la scène industrielle, qui est très politisée dans de multiples tendances (une partie de cette scène considère la politique comme un sujet musical de choix, voire la musique comme un objet politique à part entière)
Religion:
Le mouvement gothique, dans son ensemble, ne saurait être assimilé au satanisme, bien que le détournement de certains symboles puisse favoriser l'amalgame. Néanmoins, certains gothiques se réclament du satanisme.
Le mouvement gothique, globalement, n'a de lien direct avec aucune religion en particulier. S'il n'est pas rare de rencontrer des gothiques se réclamant d'une confession religieuse, le côté "hors-norme" du milieu fait que cependant beaucoup ont une attitude critique vis-à-vis des religions établies, certains se disant agnostiques ou athées. Le détournement de symboles religieux et en particulier judéo-chrétiens (crucifix, soutane, étoile de David) dans le style vestimentaire est parfois expliqué comme étant une critique de ces religions.
On peut noter que certains gothiques (ou assimilés) se passionnent pour l'ésotérisme et/ou l'occultisme. Il est donc possible de rencontrer des individus ayant développé des croyances bien spécifiques, comme le paganisme ou la wicca.
Cultures:
Il est assez difficile de cerner la culture gothique dans la mesure où la plupart des artistes qui la constituent effectivement en rejettent l'étiquette, la trouvant étriquée. De plus, les membres du mouvement gothique ont tendance à s'approprier des artistes qui n'ont eux-mêmes aucun lien avec ce mouvement. On s'efforcera donc dans cette section de distinguer les premiers des seconds.
Musique:
Pour les genres, les groupes, les festivals et les labels, voir la page dédiée : musique gothique.
Le Mouvement Satanique (Définition piquée sur Wikipédia) :
Le satanisme est généralement considéré à tort comme une religion dédiée au culte de Satan ou l'un de ses avatars. Il s'agit dans ce cas du luciférisme.
La seconde définition du satanisme est celle adoptée par Anton Szandor LaVey, qui est l'un des premiers à prôner la totale liberté des hommes de ne pas suivre les dogmes religieux ni de vénérer aucune divinité et d'être leur propre dieu ; en ce sens, le satanisme se rapproche de l'athéïsme.
Il n'existe pas de vénération dans le culte du satanisme. Dans l'idéologie sataniste l'homme est son propre dieu et il ne vénère personne, il annonce seulement que Satan représente la force de la nature, si ce n'est la Nature elle-même et reconnaît son pouvoir. Le sataniste considère toute religion comme un asservissement d'homme à homme par icônes interposées, poussant sur le terreau du besoin de croire humain ; l'idée est de se servir des mêmes armes que les religions officielles pour mieux s'en libérer. Ainsi le sataniste invoquera l'anti-Dieu, l'anti-Bouddha, l'anti-Mahomet, l'anti-Zeus en se servant de rituels magiques jusqu'à ce que sa conscience soit débarrassée de ces divinités, considérées comme des projections subjectives.
Origines:
Le principe du satanisme est une inversion des dogmes chrétiens qui prône l'adoration du Prince du Mal : Satan, Lucifer, le diable... quel que soit son nom. Cette théologie négative a toujours existé dans le mythe judéo-chrétien mais n'est devenue dualiste qu'à partir des Évangiles et du Nouveau Testament. Le dieu unique de l'Ancien Testament Yahvé se montre parfois redoutable, et comme ses équivalents du Moyen-Orient, il dispose d'agents, malak Yahveh, anges chargés des basses besognes. Parmi eux se trouve un type d'ange, un satan, de la racine hébraïque stn signifiant « l'opposant », « celui qui met un obstacle ». Le terme « satan » est un titre et non pas un nom personnel, ce type d'ange faisant partie de la cour de Dieu comme bene'elohim (« fils de dieu »). Pour comprendre l'évolution de Satan en ange rebelle, il faut se replonger dans la littérature apocryphe apocalyptique d'avant l'ère chrétienne. Les livres d'Enoch décrivent la révolte des anges qui enfreignent la séparation entre le divin et l'humain en s'accouplant aux femmes. En outre, ils apprennent à l'humanité la métallurgie, l'art des bijoux et des cosmétiques. Ici naît l'existence du mal. Un lien est établi entre le sexe, la maîtrise de la technique par l'homme et le mal. L'ange prométhéen, Lucifer, est puni pour sa désobéissance, pour avoir transmis la connaissance charnelle et intellectuelle contre la volonté de Dieu.
Naissance du dogme:
Au début du XXe siècle commencent à émerger des organisations dites lucifériennes, comme la Fraternitas Saturni, le Palladisme de Margiotta et Pike (probablement une invention des écrivains catholiques de l'époque), ou encore l'Astrum Argentum de Crowley. De ces noms, on ne retient souvent que les orgies de drogue et de sexe, ainsi que les doctrines et pratiques ésotériques souvent issues de la Kabbale hébraïque. Cependant, Crowley sortira du lot, créant sa religion thélémite basée sur une gnose hermétique (et qui donnera plus tard naissance à la magie du Chaos de Peter Carroll). Elle laissera une trace par son esprit libertaire.
Satanisme de LaVey:
Il faut attendre Anton Szandor LaVey et sa Bible Satanique en 1969, acte de naissance de la philosophie et religion sataniste, pour parler de satanisme moderne. LaVey avait fondé trois ans auparavant l'Église de Satan à San Francisco, dans un acte symbolique pour rassembler des individus liés par le mythe du Prince des Ténèbres. Car il s'agit bien de la symbolique du mythe de Satan sur lequel le Satanisme moderne fonde sa philosophie : il n'y a ici nulle croyance en une déité nommée Satan. Bien que le terme de religion soit employé, il faut en préciser le sens. Le Satanisme moderne place le sentiment de divinité en soi-même, cultive l'ego, Satan étant l'incarnation des instincts charnels de l'Homme et l'affirmation de sa volonté. LaVey puise son inspiration de Nietzsche, Darwin, Jung, Reich et de la philosophie objectiviste d'Ayn Rand.
La philosophie sataniste:
(en) « Satanism is the only religion which serves to encourage and enhance one's individual preferences, so long as there is admission of those needs. Thus, one's personal and indelible religion (the picture) is integrated into a perfect frame. It's a celebration of individuality without hypocrisy, of solidarity without mindlessness, of objective subjectivity. »
(fr) « Le satanisme est la seule religion qui pousse à encourager et à mettre en valeur ses préférences individuelles, aussi longtemps que ces besoins sont communément admis. Ainsi, cette religion personnelle et indélébile (l'image) s'intègre dans un parfait cadre. C'est une célébration de l'individualité sans hypocrisie, de la solidarité sans pitié, de la subjectivité objective. » Anton Szandor LaVey
LaVey a une idée précise, née de son observation des comportements humains, de la philosophie de vie qu'il veut édicter. Il récupère notamment dans un livre oublié Might is Right de Ragnar Redbeard des éléments pour Le Livre de Satan. La pensée darwiniste (brutalisée) et anti-religieuse de Redbeard convient parfaitement au point de vue satanique; cependant LaVey en expurge toutes les notions raciales propre à Redbeard et à son époque. Le Satanisme moderne base son élitisme sur l'intelligence et non pas sur une prétendue race supérieure. Il signifie une adhésion au principe que toutes nos convictions, nos buts, nos valeurs, nos désirs et nos actions devraient être fondés sur, dérivés de, choisis et validés par un processus rationnel aussi précis et scrupuleux qu'il nous soit possible, en stricte application des lois de la logique. Il signifie notre acceptation de la responsabilité de former nos propres jugements et de vivre du travail de notre propre esprit (indépendance). Il signifie que nous ne devrions jamais sacrifier nos opinions aux convictions ou aux désirs irrationnels des autres (intégrité) ; et que nous ne devrions jamais chercher à nous approprier ou à nous octroyer ce que nous ne méritons pas, ou ce qui ne nous revient pas de droit - que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel (respect de la propriété individuelle). Il signifie que nous ne devrions jamais désirer d'effets sans causes, et que l'on ne devrait jamais donner naissance à une cause sans assumer pleinement la responsabilité de ses effets ; que nous ne devrions jamais agir comme un zombie, c'est-à-dire sans connaître nos propres buts et motifs ; que nous ne devrions jamais prendre de décisions, nous forger des convictions ou nous approprier des valeurs hors contexte, c'est-à-dire sans tenir compte de la somme totale et intégrée de nos propres connaissances ; et, par-dessus tout, que nous ne devrions jamais tenter de laisser passer une contradiction. Il signifie aussi le rejet de toute forme de mysticisme, c'est-à-dire de toute prétention à une source de connaissance surnaturelle et non sensorielle. Il signifie enfin un engagement à user de la raison, non de manière sporadique ou en l'appliquant seulement dans certaines circonstances, ou dans des cas d'urgence, mais comme une façon de vivre permanente. LaVey résume ceci avec pragmatisme dans ses onze règles de la Terre :
01. Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu'on ne vous l'ait demandé.
02. Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous ne soyez certains d'être écouté.
03. Si vous allez dans la maison d'un autre, montrez-lui du respect, sinon n'y allez pas.
04. Si un invité est dans votre maison vous le contrarirez ou vous l'embêterez, traitez-le cruellement et sans pitié.
05. Ne faites pas d'avances quelles qu'elles soient, à moins que vous ne puissiez réaliser ce que vous avancez (ne soyez pas prétentieux).
06. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu'il veuille s'en défaire.
07. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
08 Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
09. Ne maltraitez pas les enfants.
10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir.
11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter. S'il continue à vous ennuyer, détruisez-le ! (Cela ne signifie pas tuer ou blesser physiquement la personne.)
Il existe cepandant diverses traductions/interprétations de ces règles, qui changent dans la formulation.
De la même façon que l'homme est un autodidacte dans le domaine matériel, il est un « autodidacte dans le domaine spirituel ». Cela signifie que l'on doit mériter le droit de se considérer soi-même comme notre plus grande valeur en réalisant notre propre perfection morale, c'est-à-dire en refusant d'accepter tout code fondé sur des vertus irrationnelles qui seraient impossibles à mettre en pratique. Il faut s'assurer alors d'user de celles qui le sont, en refusant toute culpabilité imméritée, en ne s'y exposant pas et en corrigeant promptement celle que l'on aurait pu mériter. Et enfin, par-dessus tout, la perfection morale s'accomplit en refusant de jouer le rôle d'un animal sacrificiel et en refusant toute doctrine qui prêche l'auto-immolation comme une vertu ou un devoir moral.
L'individualisme est au centre du satanisme, un individualisme éclairé où l'ego se réalise pleinement - « indulgence au lieu d'abstinence » disait A S. LaVey, « mais pas compulsion », ajoutait-il. Le satanisme place l'humain comme la seule valeur supérieure, en cela il est un concept anti-théos, mais il se bat aussi contre le structuralisme conservateur de nos sociétés modernes qui étouffe l'essence de chaque homme. Le satanisme nie l'égalitarisme « démocratique », le qualifiant de mensonge pieux qui permet aux gouvernants de vendre de la liberté « formelle », posant comme acquis l'idée de tous les hommes égaux en valeur. L'égalité n'est pas une loi de la nature, ni en corps ni en esprit. Selon la doctrine sataniste, malgré son degré d'évolution, l'homme reste un animal, et de par ses instincts la loi de la jungle prévaut sur terre, malgré les bonnes manières « civilisées » de l'homo sapiens. La liberté est le bien le plus précieux pour un sataniste, c'est pourquoi « il est préférable d'être un maître en enfer, qu'un esclave au paradis ! » (John Milton, Paradise Lost, Livre I, vers 263: "Better to reign in Hell than serve in Heaven!").
Le satanisme moderne se veut une tranchante césure rationnelle avec les tâtonnements occultistes passés, une philosophie de vie où l'humain reprend son trône au divin.
J'espère que ce petit cours servira à certaines personnes car marre d'être prise pour un sataniste! Nous sommes libre de ressembler à ce que nous voulons, si on nous y empêche, à quoi ça sert de continuer à vivre alors? Si on ne peut pas être comme on souhaite être? Il y a là une grosse différence et j'aimerais que beaucoup de personnes prennent conscience de cela... De toutes façons j'suis pas vraiment gothique, j'suis le croisement d'une punk, d'une gothique et d'une skatos c'est différent, avec un petit côté fashion mais ça dépend des jours!^^